Quelques bribes de l'histoire de Charcot

L'hôpital Charcot a été construit sur l'emplacement du potager de l'hôpital des Petits Prés. Il ouvre ses portes en septembre 1960.

La Seine et Oise compte à cette période sept millions d'habitants. Le besoin en équipement du département est de trois lits pour mille habitants. Or, le département ne dispose que de deux milles cents lits pour l'ensemble.

Dans cette perspective, le Conseil Général décide d'une augmentation sensible de l'effectif des hôpitaux autonomes ; notamment à Etampes, aux Mureaux et à Plaisir, avec une répartition aussi bonne que possible dans le cadre du département (environ 12 quartier psychiatriques intéressant géographiquement l'ensemble du territoire), le Conseil Général se trouvant devant le problème de la nécessité d'augmenter le nombre de lits sans accroître démesurément les dimensions des établissements existants. L'hôpital Charcot a été conçu par ses promoteurs comme un établissement devant rester, avant tout, à échelle humaine. La capacité d'accueil serait de 300 lits.

En 1960, seulement deux pavillons reçoivent des pensionnaires :

  • Le pavillon bleu : lieu d'hospitalisation pour les hommes ;
  • Le pavillon rose : lieu d'hospitalisation pour les femmes.

Les patients reçus dans ces services arrivent par cars entiers de l'hôpital de Clermont de l'Oise, parfois dans des états déplorables : certains présentant des signes évidents de dénutrition, d'autres ne parlant plus. Certains ont même d'énormes difficultés à se déplacer. A leur arrivée, les vêtements prêtés par l'ancien hôpital sont repris.

Contrairement à l'hôpital des Petits Prés, où les malades portent une tenue grise, et donc facilement repérables, il est décidé qu'aucun vêtement réglementaire ne serait imposé à l'hôpital Charcot ; ce qui facilite l'intégration de ces patients dans la ville de Plaisir car la population assimile ces nouvelles arrivées à celles de nouveaux personnels.

A l'ouverture de l'hôpital, Monsieur KOECHLIN est nommé médecin directeur. Venu d'un établissement proche de La Rochelle avec sa femme, elle aussi psychiatre et une équipe d'infirmiers (Cf. Le témoignage d'un infirmier), le Docteur KOECHLIN base le fonctionnement de l'institution sur le modèle des « thérapies institutionnelles ». Objectif visé : détruire le fonctionnement asilaire tout en conservant le modèle de l'hospitalisation à temps plein.

Le terme de « thérapie institutionnelles » a d'ailleurs été défini en 1952 par KOECHLIN et DAUMEZON comme un « ensemble de conduites réglées à visée psychothérapeutique empruntant les médiations du milieu dans lequel vit le patient ».

Oury donne par la suite quelques caractéristiques des thérapies institutionnelles :

  • Une liberté de circulation ;
  • Des lieux structurés concrètes ;
  • Des contrats facilement révisables d'entrée et de sortie ;
  • Un accueil permanent disposant de grilles symboliques et de médiations.

Avant même l'ouverture de Charcot, le Docteur KOECHLIN propose à la commission de surveillance du 28 avril 1960 que l'organisation de l'hôpital réponde aux dispositions prévues dans la circulaire ministérielle du 15 mars 1960.

L'organisation des soins doit répondre à l'esprit du secteur. Mais l'augmentation de la population de Charcot commence à rendre illusoire l'objectif que s'est fixé l'établissement : constituer une seule équipe soignante susceptible de nouer des relations personnalisées avec chaque malade.

Le premier janvier 1960, le centre de Réadaptation de jeunes de Saint Cyr l'Ecole est rattaché à l'hôpital Charcot. L'histoire de ce centre remonte au XIIème siècle : c'est « l'Abbaye de Notre Dame des Anges à Saint Cyr l'Ecole au Val de Gally », fondée par Robert III, Evêque de Chartres. Par adjudication, le citoyen Guislain Bonneau « marchand d'épices et de bois » de Saint Cyr l'Ecole achète le domaine pour démolition et revente des matériaux. La destruction s'effectue vers 1816. C'est le département de Seine et Oise qui le rachète pour y installer « L'asile départemental de l'enfance ».

Lors de son rattachement à l'hôpital Charcot, le centre compte 150 pensionnaires. Les pathologies recensées sont :

  • Etats d'arriération ;
  • Troubles caractériels et dissociatifs ;
  • Epilepsie ;
  • Déficits neurologiques.

Ce centre reçoit des jeunes à partir de cinq ans, sans âge limite. La construction future du pavillon Emeraude (sur le site de Plaisir) va permettre d'amorce de départs des plus de 16 ans.

Dès l'ouverture de l'hôpital, la construction de l'église et du centre social débute pour se terminer à la fin de l'année 1961.

Dans les activités de l'hôpital, il convient de noter les activités du centre de Saint Cyr l'Ecole : sport, ergothérapie, promenades… et celles organisées et centralisées (en grande majorité) au centre social de l'hôpital à Plaisir. De nombreuses possibilités sont offertes aux malades et au personnel :

  • Activités d'ergothérapie ;
  • Activités culturelles, tel l'aménagement d'une bibliothèque dans chaque service. Celui-ci se fait avec l'aide des pensionnaires qui choisissent eux-mêmes leurs livres, leurs conférences ;
  • Loisirs et distractions : chaque fête du calendrier est marquée d'une façon quelconque : bals, participation à la kermesse de Neauphle le Château…
  • Activités sportive : matchs de volley-ball, natation, ping-pong , sorties extérieures ;
  • Le journal du personnel soignant (« entre nous », « Les nouvelles de Charcot », « Charcot ») où sont relatés les faits importants de l'établissement (sorties, conférence, formations…) et les réflexions, avis ou « états d'âme » des agents ;
  • Journées d'étude, d'animation, veillées, formation continue, ciné-club.

L'Association de Réadaptation par l'Entraide (ARE)

Régie par la loi de 1901, elle paraît au journal officiel du 12 août 1960. Cette association vise à «  faciliter les relations interhumaines entre « soignés » et « soignants », à promouvoir les activités manuelles, culturelles, récréatives, à créer des liens assez puissants pour nous permettre de supporter les chocs de l'existence  » (Guy Juillet – Président de l'association).

Les réunions des différentes commissions, où les soignés sont aussi largement représentés que les soignants, permettent d'organiser en équipe des activités sociothérapiques au sein d'une vie collective intense, dans le but de créer une nouvelle technique hospitalière. «  C'est ainsi que se dégage, d'une saine ambiance, créée par le plaisir de la rencontre, des faits importants qui auraient pu sans cela rester dans l'ombre » (Guy Juillet / « Charcot » livret publié au premier anniversaire de l'établissement).

Dès le départ, l'hôpital Charcot présente un « contrat au personnel » nouvellement arrivé (tous grades et toutes catégories confondues) sous forme d'un livret, reprenant les points forts des orientations de l'établissement de l'établissement.

Après avoir pris connaissance de ces grands traits régissant la politique du personnel, l'agent appose sa signature sur la dernière page, signe symbolique d'acceptation de ce modèle de fonctionnement.

«  En acceptant de prendre votre poste, il faut que vous sachiez à quoi vous vous engagez, c'est pourquoi vous trouverez à la fin de cette brochure, une feuille que vous signerez et sur laquelle vous nous donnerez vos suggestion.

LE VRAI DIRECTEUR de l'Hôpital CHARCOT, c'est LE MALADE ».

L'hôpital Charcot présente à la fois les avantages et les inconvénients d'être semi-isolé. Il est situé sur le territoire de la commune de Plaisir, à un kilomètre environ du village, qui possède quelques magasins d'alimentation.

Il n'y a à Charcot que deux catégories de gens : les soignés et les soignants. Quelle que soit votre spécialité : services administratifs, services généraux ou d'entretiens, services médicaux, vous êtes en réalité au service des malades et vous aurez toujours des contacts directs avec eux, mais bien entendu plus ou moins fréquents suivant que vous travaillez dans un bureau, un atelier ou un pavillon.

Mal accueillir ou renvoyer un malde de son bureau ou de son atelier peut avoir des conséquences difficiles à mesurer. Il ne faut pas oublier que, le montrant ou non, tout malade souffre moralement et que, s'il est à Charcot, c'est qu'il est rejeté par la société. Etant des soignants, nous ne devons pas lui faire revivre certaines situations qui ont amené sa maladie.

Ainsi donc, du directeur à l'aide-ouvrier, nous désirons ne former qu'une équipe de techniciens au service de la même cause ; c'est-à-dire qu'aucune rivalité d'influence n'y a sa place. Autant de fois que ce sera possible, une équipe de malades avec un infirmier travaillera en étroite collaboration technique avec les ouvriers représentant tel ou tel corps de métier.

Le personnel des services administratifs aura un contact moins direct avec le malade par la voie des dossiers ou avec les familles par l'intermédiaire du téléphone. Son rôle n'en sera que plus délicat. Il faudra beaucoup de discrétion et le secret professionnel sera plus délicat à respecter que pour d'autres.

Dans toutes les unités de soins, quelques blouses blanches seront mises à la disposition du personnel soignant dans les salles de traitements, mais ce ne sera pas la tenue habituelle et des robes de couleurs et de formes variées, par jeux de 3 ou 4, seront destinées aux infirmières.

En ce qui concerne les infirmiers, en plus des blouses et des tabliers blancs, il sera fourni quelques blouses de couleurs et des bleus de travail, mais nous recommandons autant que possible la tenue civile et il sera attribué des chemises, vestes variées (…).

La guérison du malade est obtenue, la plupart du temps, grâce aux liens affectifs qui seront établis entre le malade et vous ; ces liens se traduiront par un attachement, avec quelquefois de l'agressivité à votre égard, ce qui peut être difficile à supporter mais si vous ne vous « y engager » pas vos résultats seront mauvais.

Un des ressorts thérapeutique sera l'identification : lorsque le malade sera attaché à vous, non seulement il vous prendra comme modèle, mais encore, il identifiera son comportement et sa pensée aux vôtres dans le bon comme le mauvais. C'est pourquoi votre attitude est si importante et une rupture de l'esprit collectif dans notre équipe de soignants peut empêcher nombre de guérisons (…).

Enfin nous attendons vos suggestion : nous souhaitons beaucoup d'initiatives, dans un seul but, améliorer vite le malade, le guérir vite et surtout le guérir profondément ».

L'expérience de Charcot est, à cette époque, l'objet d'un vif intérêt et d'un examen attentif de la part du personnel hospitalier d'établissements voisins et étrangers : l'hôpital Charcot reçoit la visite de délégations de personnels hospitaliers de pays voisins (Portugal, Angleterre, Belgique) et celle de sénateurs des Etats-Unis.

Dans le journal « entre nous » de novembre-décembre 1965, un article du Docteur FRAZIELLA MAGHERINI, inclus dans le « médico OP Chiarurgi » di FIRENZE (équivalent de « vie sociale et traitements ») est repris. Il précise :

« De nouvelles conceptions, de nouveaux bâtiments psychiatriques et une nouvelle organisation des services pour l'assistance et le traitement pour les maladies mentales. Un exemple pour la mise à l'exécution de ce principe est l'hôpital Charcot, centre d'organisation des services psychiatriques de la région française (Seine et Oise) près de Paris.

Ces multiples services psychiatriques sont dirigés par un seul directeur pour que ce soit toujours la même équipe de soignants qui puisse suivre le traitement du malade au début, à la fin de sa maladie et même après pour prévenir la rechute.

C'est le principe de la continuité de traitement de la part du même médecin et de la même équipe soignante pour que les liens affectifs entre les malades et les soignants ne s'interrompent pas ; ces liens qui ont tant de poids dans le mécanisme de guérison (…).

Dans l'hôpital Charcot, le malade est intégré dans la vie sociale fondée sur le principe qu'une des manifestations fondamentales de la maladie mentale, c'est l'inadaptation sociale. Il faut créer une ambiance pour incorporer et procurer une nouvelle capacité d'adaptation.

La vie sociale de Charcot est organisée dans ce but : activités récréatives et sportives, du travail et des activités culturelles. Ce sont les caractéristiques d'un hôpital moderne, ces activités sociales doivent avoir comme protagoniste et spectateur le malade et servir ainsi les liens dans les apports malades-soignants (…).

Ceux qui visitent Charcot comme nous, restent favorablement impressionnés par la construction. Mais l'intérêt principal qu'on ramène de cette visite est constitué par les principes sur lesquels sont basés l'organisation  »

Lors d'une réunion du Conseil Municipal de la ville de Plaisir, en juin 1665, un vœu est émis insistant pour que :

  • Les projets d'agrandissement de l'hôpital Charcot soient abandonnés ;
  • Cet établissement soit transformé en hôpital général.

Les fondements de ce vœu seraient les suivantes :

«  Il paraîtrait inopportun que les malades mentaux soient hospitalisés au centre même d'une ville importante, ce que Plaisir est appelée à devenir. D'autre part, un malaise existerait déjà dans l'opinion générale de la population ».

La circulaire du Ministre de la Santé Publique, en date du 15 mars 1960 précise que les nouveaux établissements psychiatriques doivent être construits dans les villes ou à leur proximité immédiate.

Le Docteur KOEHLIN, en tant que médecin responsable de l'hôpital Charcot, précise :

« Ceux que l'on a appelés autrefois des fous, sont en fait, des malades que l'on peut soigner. Leur maladie entraîne des difficultés dans leurs relations avec les autres. Supprimer les contacts sociaux des malades en les isolant «  à la campagne » serait contraire au principe même du traitement. Certes, il doit conservé un certain équilibre entre l'importance de la population hospitalisée et celle de l'agglomération.

On prétend que l'hôpital Charcot expérimente une méthode révolutionnaire, une opération « portes ouvertes ». Il paraît difficile de considérer comme révolutionnaire des techniques déjà pratiquées par Pinel (…)

La maladie mentale, la folie, est un système angoissant pour chacun de nous. Comment ne pas être angoissé à la pensée qu'il existe dans notre commune un certain nombre de ces malades. Ces incidents ont-ils vraiment créé un malaise ou ce malaise n'existait-il pas auparavant, prêt à s'objectiver à la première occasion ? En effet, autant de malades qu'aujourd'hui se promenaient dans la commune les premières années de l'ouverture de l'hôpital Charcot et ce malaise n'était pas apparu car la population prenait les malades pour du personnel nouveau venu dans la commune. Les malades ont été aussi bien accueillis par les plaisirois et une part des résultats thérapeutiques constatés provient de cet accueil. Il n'existe pas de différence fondamentale entre la pensée des malades mentaux et la nôtre ».

L'activité de l'hôpital Charcot s'amplifie de plus en plus afin de répondre aux besoins de la population.

A Saint Cyr le centre s'étend progressivement par l'ouverture de deux pavillons neufs en 1965-1966, d'un service de placement familial, d'un service de post-cure, d'un autre pavillon neuf en 1967-1698.

A l'arrivée du Docteur Jeanneau en 1969, le centre compte 256 pensionnaires.

En 1970 la répartition des divers services est la suivante :

  • Le Docteur Koechlin, chargé d 10 ème secteur, dispose du pavillon bleu et rose ;
  • Le Docteur Jeanneau, chargée du 12 ème secteur, dispose du pavillon Corail et de la moitié du pavillon Gris ;
  • Le Docteur Koechlin, chargé du 13 ème secteur dispose du pavillon Rouge et Ivoire ;

Le 16 ème secteur est desservi par tous les médecins de le l'hôpital et les malades sont hospitalisés dans tous les pavillons en fonction des places disponibles.

Les malades entrant sont adressés directement au pavillon du médecin qui en a la charge, dans le secteur dont il relève.

Les lois du 31 juillet 1968 et du 31 décembre 1970 intègrent l'hôpital psychiatrique dans le droit commun de l'hospitalisation. Monsieur Marcel DEROBERT, économe de l'hôpital depuis son ouverture succède à Monsieur Koechlin.

Monsieur DEROBERT aménage progressivement la politique de sectorisation dans l'établissement. L'hospitalisation s'organise comme telle : les patients dépendant d'un secteur déterminé sont hospitalisés dans un pavillon spécifique.

La responsabilité de chaque secteur est confiée à une équipe médicale assistée d'une équipe pluridisciplinaire.

En raison de l'extension de la population et d'une demande grandissante, le secteur infanto juvénile se divise en deux secteurs distincts : le secteur 78 I 04 et le secteur 78 I 05. Différentes structures sont mises en place entre 1975 et 1979.

Les modifications structurelles impliquent une nouvelle pratique professionnelle. La circulaire du 9 mai 1974 relative à la mise en place des équipes extra hospitalières modifie les champs d'intervention. Le travail extra hospitalier s'intensifie. Des équipes sont détachées afin d'assurer « au plus près » de la population une prise en charge thérapeutique.

Les lois du 25 juillet 1985 et du 31 décembre 1985 légalisent le secteur psychiatrique. Chaque établissement assurant le service public hospitalier est responsable de la lutte contre les maladies mentales dans les secteurs qui lui sont rattachés. Sa mission consiste à mettre à la disposition de la population, dans ces secteurs, des services et des équipements de prévention, de diagnostic et de soins qui sont situés dans et hors des murs de l'hôpital.

L'établissement opte pour une politique extra hospitalière par l'extension des activités des Centres Médico Psychologique, des hôpitaux de jours, des services de placements familiaux, des centres d'accueil thérapeutiques à temps partiel… L'extension de l'extra hospitalier est un des axes majeurs du projet directeur de l'établissement en 1993.

La loi du 27 juin 1990 relative à l'hospitalisation des malades atteints de troubles mentaux succède à la loi historique du 30 juin 1838 prévoyant l'internement des « aliénés » comme d'authentiques malades.

L'ouverture de l'hôpital sur l'extérieur (la désinstitutionalisation), la priorité donnée à la prévention et au suivi extra hospitalier modifie l'esprit de la structure, autrefois centralisée autour de l'hospitalisation (hospitalo-centrisme).

Les activités communes, le repas thérapeutique auquel participaient les personnels administratifs et techniques, le centre social, les animations… : en un mot ce qui représentait l'inspiration de départ dans l'ouverture de l'hôpital, passe en second plan, pour petit à petit disparaître.

La durée des séjours à l'hôpital, le type même de population accueillie, l'importance de l'extra hospitalier conduit à la culture hospitalière à se transformer en une culture de secteur, parfois même en culture de sous secteurs (micro culture). Chaque secteur développe une organisation et une orientation spécifique (psychiatrie communautaire, psychiatrie institutionnelle, psychiatrie centrée sur la thérapie familiale…).

Les restrictions budgétaires accélèrent les changements. Le fait d'étendre les activités extra hospitalières, sans création conséquente de postes supplémentaires oblige les services a effectué des choix prioritaires.

La composition des équipes se modifie également. Le tandem médecin – infirmier de secteur psychiatrique laisse sa place à une équipe enrichie de nouvelles qualifications : ergothérapeutes, psychomotriciens, orthophonistes, aides soignants, éducateurs… Ces nouveaux regards sur la prise en charge de la maladie mentale permettent aux professionnels de développer une prise en charge plus ciblée.

De nouvelles structures ou/services sont progressivement créées ou développées : l'unité ATED (pour adultes atteints de troubles envahissant du développement), le SMPR (service médico psychologique régional implanté dans la maison d'arrêt de Bois d'Arcy), l'Equipe Rapide d'Intervention d'Urgence, la Maternologie, l'unité d'addictologie, l'unité d'Urgence psychiatrique implantée au Centre Hospitalier de Rambouillet… tout un nouveau dispositif mis en place pour mieux aux besoins des populations.

L'hôpital Charcot a représenté pour les patients des années 60 un lieu de soins mais aussi, et parfois surtout, un lieu de vie. Pour la population accueillie aujourd'hui, l'hospitalisation ne représente plus qu'une étape dans un parcours de soins plus global.

Les services de soins, actuellement organisés par pavillon, bénéficieront prochainement d'un nouvel épisode de leur histoire puisqu'un nouveau bâtiment d'hospitalisation est actuellement en chantier.



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